Les weekends se suivent et se ressemblent pour le plus grand bonheur des amateurs de rugby. Une fois de plus, le tournoi a été le théâtre de toutes les émotions: de l’ennui au soulagement en passant par l’excitation. « UpandUnder » revient pour vous sur cette troisième journée du tournoi des Six nations 2018.

 

France/Italie: 34-17

Au bout de l’ennui, l’équipe de France glane sa première victoire depuis mars 2017. Les hommes de Jacques Brunel peuvent difficilement se contenter de cette victoire lente à se dessiner. Pourtant, les Français démarrent forts en inscrivant le premier essai (par Gabrillagues) sur un ballon porté dès la cinquième minute. A ce jeu-là, les Bleus sont cueillis à froid par les Italiens qui répliquent avec la même méthode seulement quatre minute après le premier essai. L’arbitre de la rencontre, Waynes Barnes, accorde un essai de pénalité à l’Italie après visionnage. Il faut attendre la soixantième minute pour voir un nouvel essai, cette fois-ci marqué par les Francais. A la suite d’une passe après contact de Bastareaud, l’ailier Grosso déborde pour envoyer Bonneval inscrire l’essai. Les trois joueurs cités ont fait leur apparition ce weekend, sous le maillot de l’équipe de France, suite à l’exclusion de huit joueurs de l’effectif, pour être sortie le soir de la défaite écossaise. Le mois que l’on puisse dire, c’est qu’ils ont tous les trois saisis leur chance et ont marqué des points aux yeux du sélectionneur pour les prochaines échéances. Deux minutes plus tard, les trois même joueurs participent à la construction du dernier essai français, à la suite d’une percée de Tauleigne. En conclusion de cette action, on retrouve Bastareaud qui marque en force. A noter que les Italiens limitent la casse en marquant un essai en fin de match, sur une magnifique combinaison à plus de soixante-dix mètres de l’en-but adverse. Après cette victoire, l’équipe de France stoppe l’hémorragie des défaites. Néanmoins, le chemin de la rédemption semble encore long, surtout que les Bleus reçoivent l’Angleterre lors la prochaine journée.

 

Irlande/Pays de Galles: 37-27

Dans le duel des pays celtiques, l’Irlande a pris le meilleur sur son voisin gallois. Dès la septième minute, un premier essai inscrit par le novice Stockdale permet à l’Irlande de prendre l’avantage. Peu de temps après, le Pays de Galles réplique avec un essai de son demi de mêlée Davies. Dépassés dans le jeu, les Irlandais sont remet à leur paquet d’avant, qui concasse leur homologue Gallois sur ballon porté. Juste avant la mi-temps, l’Irlande franchit la ligne d’essai par l’intermédiaire d’Aki. Le Néo-zélandais d’origine parvient à casser la défense galloise grâce à sa puissance. Cet essai déclenche la machine infernale irlandaise, qui marque par la suite deux essais en force par les avants (le premier par Leavy et le second par Healy). Ce qui porte la score à 27-13 après cinquante-quatre minutes de jeu. A ce moment-là, rien n’indique que les Gallois pourront rattraper leur retard. Mais c’est sans compter sur un banc qui a une nouvelle fois été déterminant, à l’image de la rentrée de Tipuric, North et surtout d’Anscombe. Par deux fois, le Pays de Galles marque un essai à l’aide de deux passes décisives du troisième ligne Navidi. Cela à pour effet le retour du Pays de Galles à 30-27, avec une dernière possession de balle en toute fin de rencontre. Hélas pour des Gallois joueurs, ils se font intercepter par l’ailier Stockdale, qui achève le match avec son deuxième essai. En conséquence,  avec la défaite de l’Angleterre, le XV du trèfle reste la seule équipe invaincue et en lice pour le grand chelem.

 

Ecosse/Angleterre: 25-13

Dans un stade de Murrayfield surexcité, l’Ecosse dispose de son rival héréditaire, dix ans après sa dernière victoire sur ces derniers. Emmenés par un Jones des grands jours, les Écossais ouvrent rapidement le score par une pénalité de Laidlaw. Le XV de la Rose réplique par une autre pénalité. C’est à la quinzième minute que Jones entre en scène et délivre le premier acte de son match. En cafouillant un ballon dans leur cinq mètres, les Anglais laissent la chance à Jones d’inscrire le premier essai de la partie. Libérés par cet essai, les Écossais se mettent à jouer, signe de maîtrise et de confiance. A 70 mètres de l’en-but adverse, le demi d’ouverture Russell exécute une merveille de passe qui atterrit dans les mains de… Jones, qui parcoure 50 mètres avant de se faire plaquer. Dans la continuité de ce mouvement, le XV de chardon joue au large et finit par inscrire un essai en bout d’aile par Maitland. Enfin, lors du troisième et dernier acte de Jones, celui-ci perce la défense anglaise au milieu du terrain pour marquer le troisième essai écossais et ainsi son deuxième du match. A la mi-temps, les Anglais sont menés 22 à 6. Cependant, ils rattrapent leur retard dès la reprise de la deuxième mi-temps par leur talisman, le centre Farrell. Progressivement, l’Angleterre met la pression sur l’Ecosse, et se voit refuser deux essais coup sur coup après vidéosurveillance. Enfin, après une dernière pénalité réussie, l’Ecosse scelle définitivement la victoire. Résultat des courses, l’Angleterre n’est plus en compétition pour remporter le Grand Chelem 2018, et affrontera l’équipe de France au prochain tour.

 

 

Sources: Rugbyrama, The Guardian, Le Figaro Sport, BBC Sport

A propos de l'auteur

Jeune et curieux, je m’intéresse à l'ensemble du monde ovale mais surtout aux rencontres internationales. Joueur moi-même, je peaufine actuellement mes qualités rugbystiques et générales à Manchester, dans la région du rugby à treize et du football. Original donc

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