Au cours de cette pénultième journée des Six nations, toutes les équipes qui jouaient à domicile ont remporté leur match. Des succès de l’Irlande, de la France et du Pays de Galles qui relancent la course pour la deuxième place. En revanche, l’Irlande s’assure un triomphe dans la compétition après sa quatrième victoire d’affilée. « UpandUnder » décortique pour vous la quatrième journée du tournoi.

 

Irlande/Ecosse: 28-8

En remportant son quatrième match en autant de rencontre, l’Irlande est dors et déjà garantie d’être le champion de l’édition 2018 du tournoi des Six nations. Un dernier succès face à l’Angleterre, la semaine prochaine, permettra aux Irlandais de décrocher le Grand Chelem. Il s’agit du trophée qui récompense l’équipe invaincue de la compétition. Un exploit d’autant plus épineux, que les Irlandais n’ont plus remporté de Grand Chelem depuis 2009. Ils devront également réaliser cet exploit à Twickenham, dans le temple du rugby anglais. Avant cette dernière journée, les Irlandais dominent une équipe d’Ecosse qui n’est plus la même en dehors de ses bases. En dépit d’une bonne entame de match, les Ecossais encaissent un essai sur une interception de l’inéluctable ailier Stockdale. Peu de temps avant la pause, l’Irlande inscrit son second essai par l’intermédiaire de… Stockdale, après une belle redoublée entre les deux centres: Aki et Ringrose. Celui-ci marque son sixième essai de la compétition, devenant le meilleur marqueur d’essais Irlandais de tous les temps. De retour des vestiaires, l’Irlande aggrave le score grâce à son demi de mêlée, Murray, qui se faufile entre les avants. Puis, il faut attendre la cinquantième minute de jeu pour voir l’Ecosse aplatir son seul et unique essai de la partie. Le néophyte Kinghorn est à la conclusion d’une combinaison parfaitement maîtrisée des trois-quarts Ecossais, suite à une mêlée dans les 22 mètres irlandais. Malgré cet essai, le XV de chardon vendange de nombreuses occasions, ne permettant pas de revenir au score. Pour parachever ce match, les avants Irlandais obtiennent un quatrième essais, synonyme de bonus offensif. Au final, l’Irlande l’emporte 28 à 8. Dépassés et indécis, les Ecossais laissent les Irlandais tomber un nouveau record, celui d’une onzième victoire d’affilée.

 

France/Angleterre: 22-16

Ce « crunch » prouve que cette rencontre ne ressemble à aucune autre. Ravigotée par sa victoire sur l’Italie, sa première depuis mars 2017, l’équipe de France poursuit son opération « rachat » en déjouant leur bourreau, l’Angleterre. Appliqués, sérieux, engagés, les Bleus dominent leur adversaire. Pourtant, la première mi-temps est laborieuse et les deux équipes se rendent « pénalités sur pénalités » dues à une absence de discipline. Le match était également saccadé au niveau du rythme. D’un côté, il y avait les Français incapables de jouer sur des phases arrêtées, et de l’autre, des Anglais sanctionnés systématiquement dans les rucks. C’est de retour des vestiaires que les Bleus reviennent avec plus d’intentions. Suite à une chandelle tapée puis récupérée par la France dans les vingt-deux mètres de l’Angleterre, Fall se voit arrêter dans sa tentative d’aplatir le ballon dans l’en-but adverse. A la suite d’un placage haut de l’arrière anglais Watson, l’arbitre de la rencontre (monsieur Peyper) décide de l’exclure pour dix minutes et accorde un essai de pénalité à la France. Profitant de l’avantage numérique, Machenaud passe une pénalité pour porter la marque à 19-9. Cependant, les Anglais reviendront au score à six minutes de la fin, en inscrivant un essai par May. Peu après cet essai, les Anglais sont pénalisés de nouveau et laissent Beauxis marquer les derniers points de la rencontre (22-16). Toutefois, l’Angleterre tente désespérément dans les derniers instants du match de marquer un essai transformé, ce qui aurait pu permettre de créer l’exploit. Sauf qu’à l’image de leur match, le XV de la rose échappe le ballon à deux mètres de l’en-but. En définitive, l’équipe de France parvient à ne pas s’incliner dans le « crunch », quatre ans après son dernier coup de maître sur leur rival.

 

Pays de Galles/Italie: 38-14

Dans le duel des mal-classées, le Pays de Galles s’impose logiquement face aux Italiens. Ces derniers s’achèvent vers une nouvelle « cuillère de bois ». C’était donc l’occasion pour Warren Gatland de lancer de nouveaux joueurs, à l’image du troisième ligne Davies ou du talonneur Dee. Au cours des dix premières minutes, pas moins de trois essais étaient inscrits. La preuve que les deux équipes partaient avec de bonnes intentions de jeu. Le premier essai provient du centre gallois, Parkes, qui éteint son vis-à-vis à deux mètres de l’en-but italien. Quelques secondes plus tard, les Gallois inscrivent leur deuxième essai par l’entremetteur de North, sur une interception de plus 70 mètres. N’étant pas abasourdis par les deux essais gallois inscrits coup sur coup, les Italiens se rattrapent sur une magnifique combinaison entre Violi et Minozzi, enrhumant à eux deux, quatre défenseurs adverses. Après dix minutes frénétiques, le match perd en intensité. Ce n’est qu’à la quarante-deuxième minute que les Gallois s’envolent de nouveau au score (essai de Hill). Il s’ensuit de deux autres essais gallois (North et Tipuric). Avant de clore le match, les Italiens mettent un point d’honneur à finir sur une bonne note, chose faite avec la réduction du score de l’ailier Bellini.

 

Rendez-vous la semaine prochaine pour la dernière journée des Six nations. Au sommaire: Italie/Ecosse, Pays de Galles/France et Angleterre/Irlande.

 

Sources: Eurosport, BBC Sport, The Guardian, L’Equipe

A propos de l'auteur

Jeune et curieux, je m’intéresse à l'ensemble du monde ovale mais surtout aux rencontres internationales. Joueur moi-même, je peaufine actuellement mes qualités rugbystiques et générales à Manchester, dans la région du rugby à treize et du football. Original donc

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