Une deuxième journée haute en couleurs. De l’Italie jusqu’en Ecosse, en passant par la Roumanie, chaque rencontre a apporté son lot de surprises, de tensions et de déceptions. Comme pour la semaine dernière, « UpandUnder » vous décrypte les résultats du week-end.

 

Italie-Argentine: 15-31

Le score ne reflète pas totalement la physionomie du match. Pendant plus de soixante minutes, les Italiens ont fait jeu égal avec les Argentins. Ils s’en sont principalement remis au talent de buteur de leur ouvreur, Carlo Canna. Mais c’est dans les dix dernières minutes que l’Argentine a fait la différence, avec notamment des essais inscrits par Kremer et Tuculet. Les espoirs entrevus la semaine dernière face aux Fidji se sont vite évaporés dans le stade de Florence. Ainsi, cela fait maintenant plus de neuf ans que la Squadra Azzurra n’a plus remporté de match face aux Pumas. Les deux équipes rencontreront la semaine prochaine, respectivement l’Afrique du Sud et l’Irlande.

 

Pays de Galles-Géorgie: 13-6

Une équipe inexpérimentée galloise a réussi à se défaire du piège géorgien lors d’une fin de match haletante. Dès les premières minutes du match, les Gallois prennent l’avantage grâce à une belle combinaison des trois-quarts, conclue en coin par Hallam Amos. C’est ensuite que les choses se corsent pour le Pays de Galles. Les Lelos parviennent en deuxième mi-temps à revenir à 13-6. Dans une fin de match digne de France-Pays de Galles du mois de mars dernier, la controverse provient de la mêlée. En recevant un carton jaune, le pilier gallois Francis, pénalise bien plus que son équipe, mais aussi la tenue de la mêlée. Du fait des blessures des autres piliers sur la feuille de match, l’encadrement gallois n’a pas pu le remplacer. Or, pour pouvoir jouer une mêlée, la règle stipule que la première ligne doit être entièrement composée de joueur apte (« tamponné ») à ce poste. Par conséquent, les mêlées ont dû être simulées, ce qui a contrarié les plans des Géorgiens. Après avoir été plus ou moins forcés de taper en touche dans les derniers instants de la rencontre, les Géorgiens ont enchaîné plus de quatre minutes de pick and go dans les cinq mètres adverse. Les Gallois, aidés par la rentrée de Faletau, réussissent à contester un ruck, leur permettant de récolter une pénalité, signifiant la fin du match. En somme, pour leur premier match face aux Gallois, les Lelos ont fait forte impression. Un résultat qui pourrait relancer le débat sur une future intégration de la Géorgie dans le tournoi des Six Nations.

 

Angleterre-Australie: 30-6

De la même manière que le match Italie-Argentine, le score ne reflète pas vraiment la physionomie du match. Jusqu’à la soixante-dixième minute, les deux équipes étaient à peu près au même niveau en matière de score (13-6). Une des deux équipes pouvait à tout moment renverser la vapeur. Cependant avant les dix dernières minutes, les deux rivaux semblaient crispés par l’enjeu et par la rivalité entre les deux sélectionneurs: Eddie Jones et Michael Cheika. Sous une pluie typiquement britannique, aucune des deux équipes ne prenaient le pas sur l’autre. Même lorsque les Australiens ont joué pendant cinq minutes à treize, quand Hooper et Beale ont pris chacun un carton jaune, les Anglais n’ont pas su prendre l’avantage. Puis, c’est en début de seconde mi-temps que les Anglais marquent leur premier essai par l’intermédiaire de Daly, après plus de deux minutes de temps de jeu et une succession de contre-attaques. Au cours de la soixante-dixième minute, le match bascule. Les Wallabies et Koroibete en tête, se voient refuser pour la deuxième fois, après arbitrage vidéo, un essai qui aurait pu changer le résultat final. Conséquemment à cette décision, l’équipe d’Australie perde pied et encaisse 17 points et trois essais (Joseph, May et Care). Le quinze de la rose peut se satisfaire de ce résultat, il s’agit de leurs vingt-et-unièmes victoires sur vingt-deux matchs, depuis leur coupe du monde désastreuse en 2015.

 

Ecosse-Nouvelle Zélande: 17-22

C’était de loin le match du week-end le plus divertissant, passionnant, époustouflant… Malgré les nombreux absents majeurs côté écossais, comme Ford, Laidlaw et toute la première ligne, en plus des quatre autres blessés en cours de rencontre, l’Ecosse a fait trembler la Nouvelle-Zélande jusqu’au dernier instant. Le quinze de chardon aurait pu l’emporter sur une percée d’Hogg en fin de match, si ce n’est le retour défensif de Barrett qui le pousse en touche. Jusqu’en début de seconde mi-temps, les deux équipes étaient dos à dos (3-3). Or c’est à ce moment-là que les All Blacks débloquent leur compteur avec trois essais inscrits: Taylor, Mckenzie et Barrett. Pourtant, l’Ecosse revient progressivement dans la partie malgré les douze points de retard. En toute fin de rencontre, le centre écossais Jones marque pour revenir à cinq points. C’est alors que tout le public écossais se met à rêver d’une possible victoire. De plus, Crockett reçoit un carton jaune et les All Blacks doivent terminer la rencontre à quatorze. Malheureusement pour les Écossais, ils n’auront pas réussi à vaincre leur chat noir depuis plus de cent-douze ans.

 

Irlande-Fidji: 23-20

Pour cette rencontre, le sélectionneur Schmidt avait décidé de procéder à treize changements par rapport à l’équipe victorieuse face aux Sud-Africains. Huit titulaires avaient moins de cinq sélections à leur compteur. Par conséquent, l’équipe irlandaise semblait manquer de cohésion. La jeune garde irlandaise n’aura donc pas marqué les esprits. Ceci est probablement dû à un vivier rugbystique trop modeste. De l’autre côté, les Fidji, malgré un résultat honorable, n’ont pas montré un visage luisant. A l’image de leur pénalité concédée en fin de match, leur coûtant le match au passage, ils ont été indisciplinés et approximatifs.

 

France-Afrique du Sud: 17-18

Les test-matchs se suivent et se rassemblent pour les Bleus, qui encaissent une cinquième défaite d’affilée. L’équipe de France et son sélectionneur Guy Novès plongent en peu plus dans l’inconnu. Dans un match globalement médiocre, l’Equipe de France échoue seulement pour un petit point face à des Sud-Africains mal-en-point. Les Bleus ont commis beaucoup trop d’erreurs pour pouvoir rivaliser avec leur adversaire. Au moment où l’équipe de France mène en milieu de seconde mi-temps, Serin se fait expulser dix minutes et c’est à ce moment-là que le match bascule. Conséquence, le quinze tricolore encaisse dix points: un essai transformé puis une pénalité. En dépit des assauts français, les Springboks défendent et arrivent à ne concéder qu’un seul essai, par l’intermédiaire de Serin. Ce qui est tout juste suffisant pour remporter le match. La France peut avoir des regrets, elle laisse passer une des meilleures chances de victoire dans cette tournée d’automne. Elle lui reste donc qu’un seul match pour se rattraper, avec la réception du Japon.

 

Roumanie-Samoa: 17-13

Voilà la plus grand surprise de ce week-end, les Roumains ont battu les Samoa. Même si la Roumanie se trouve juste devant les Samoa au classement IRB, cela prouve que les écarts entre les nations traditionnelles et celles de deuxième division s’amenuisent. Par-dessus le marché, les Samoa sortaient d’une bonne performance face aux Écossais. Malheureusement, cette défaite ne va pas arranger les affaires des Samoa qui rencontrent actuellement des problèmes financiers.

 

Sources: BBC Sport, ESPN, Eurosport, YouTube 

A propos de l'auteur

Jeune et curieux, je m’intéresse à l'ensemble du monde ovale mais surtout aux rencontres internationales. Joueur moi-même, je peaufine actuellement mes qualités rugbystiques et générales à Manchester, dans la région du rugby à treize et du football. Original donc

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