Le week-end dernier a eu lieu la première édition de l’Oktoberfest Sevens à…Munich. L’Australie remporte ce nouveau tournoi de préparation, où la France termine à la huitième place. De la bière, du currywurst et un rugby haletant, voilà ce qui résume l’ambiance de l’Oktoberfest Sevens.

 

Le tournoi en soi

 

Vous connaissez probablement tous la fameuse fête de la bière à Munich, avec ses 60 000 hectolitres de bière écoulés, ses tenues bavaroises affriolantes et sa musique traditionnelle invraisemblable. Ainsi, mettez tous ces ingrédients dans le parc olympique de Munich et vous obtenez l’Oktoberfest Sevens.

Pour promouvoir le rugby en terre allemande, les World Rugby Sevens Series en association avec DHL (l’équivalent de la Poste en Allemagne) décide d’organiser un tournoi de préparation à Munich. Ce tournoi permet aux grandes et aux petites équipes de s’affronter avant de débuter la saison normale. Il y a donc des petites nations telles que le pays hôte, le Chili ou encore l’Ouganda qui y participent. Elles ont la chance d’affronter des nations majeures comme l’Australie, l’Afrique du Sud, les Fidji mais également la France. Seules douze équipes y prennent part. La compétition se déroule sous forme de trois poules de quatre équipes qui s’affrontent lors la première journée. Le deuxième jour est consacré aux phases finales (quart, demi et finale).

 

Un succès pour le rugby allemand

 

Dans un pays et une ville où le football est roi, l’ancienne ancre du Bayern de Munich a tout de même accueilli 21 000 supporteurs sur deux jours. Le capitaine de l’Australie, James Stannard, explique dans les colonnes de Fox Sports, l’engouement suscité par les supporteurs: « la foule a été spectaculaire. Les supporteurs acclament tout le temps. Ce serait amusant d’apporter une épreuve de la World séries ici ».

Autre son de cloche de la part du Fidjien Banuve Tabakaucoro (ancien sprinter reconverti au rugby à sept): « ce stade à une capacité de 70 000 places, si nous le remplissons et que nous gagnons le cœur des Allemands, alors ce sport en sortira grandi » expose-t-il sur le potentiel du tournoi.

Ce n’est donc pas un hasard de voir l’Allemagne battre successivement: l’Angleterre (deuxième l’an dernier au classement du Sevens World tour et vice-champion olympique en 2016), la France puis l’Argentine, pour terminer cinquième de la compétition. Une belle performance, qui ne leur permettra pas malheureusement d’intégrer la prestigieuse et réservée, World Rugby sevens series. Toutefois, le sélectionneur de l’équipe, Vuyolwetu Zangqa (ancien international de rugby à sept Sud-africain) estime que « terminer cinquième est énorme. Nous avons voulu battre quelques-unes des meilleures équipes de la compétition pour que les joueurs puissent croire que nous pouvons rivaliser avec les meilleurs ». De plus, il souligne l’héritage laissé au rugby allemand: « nous avons réussi à battre l’Angleterre, la France et l’Argentine. Ce que ce tournoi a fait pour nous est énorme ». Pour résumer, l’avenir du « sevens » allemand semble prometteur.

 

Côté compétition 

 

Cependant, l’exploit des Allemands est à relativiser. La plupart des nations habituées aux joutes du World Rugby sevens series sont venues avec une équipe « expérimentale », à savoir l’équipe réserve. Cela a du moins permis de voir les futures pépites du rugby à sept, telles que l’anglais Callum Skinner et l’australien Tim Anstee. Les cadres habituels ont sûrement été laissés au repos pour les prochaines échéances. La saison régulière ne commence pas avant la première étape du « World Tour »,  les 1 et 2 décembre prochain à Dubaï. Avant cela, il y a un dernier tournoi de préparation à Elche (les 27 et 28 octobre) en Espagne. Encore une fois, un tournoi de préparation aura lieu dans un pays à fort potentiel pour le rugby à sept.

Quand est-il de nos Bleus ? Il faut savoir que l’équipe était principalement composée de joueurs cadres (Aicardi, Laugel, Lakafia…), avec une teinte de débutants (Demai-Hamecher, Mazzoleni…). La première journée est assez réussite, deux victoires (contre l’Espagne -22/0- et le Portugal -55/5-) et une défaite (contre l’Afrique du Sud sur le score de 31-14) en phase de poules. Les Français partent confiants pour la seconde journée. Première désillusion, la France perd contre les futurs vainqueurs du tournoi, la fougueuse et jeune équipe d’Australie (31-19). Malgré un essai de Sacha Valleau sur une sublime passe par-dessus la tête de Stephen Parez, identique à celle de David Campese lors de la coupe du monde en 1991.

Ensuite, pour la demi-finale des perdants (l’enjeux étant de décrocher la cinquième place), les Bleus s’inclinent face au pays hôte sur le score minime de 7 à 5. Rebelote, la France perd également son dernier match face à l’Irlande (14-12) sur un score serré . Après un deuxième jour catastrophique du point de vue des victoires, la France finit la compétition à la huitième place. Avec une telle équipe et surtout face à des effectifs remaniés (Angleterre, Afrique du Sud, Australie, Fidji…), la France aurait pu mieux faire. Les résultats se font encore attendre… Réaction du capitaine Jean-Baptiste Mazoué:

Du côté Australien, il effectue un parcours sans faute. Six victoires et un sacre finale. Tout cela sous la houlette de leur emblématique capitaine, James Stannard, 34 ans et vieux briscard du rugby à sept. À ses côtés, pas moins dix jeunes joueurs qui découvrent le circuit du « sevens ». Cela ne les empêche pas de battre les Fidjiens (champions olympiques en titre, eux-mêmes diminuaient par l’absence de leurs cadres) en finale sur le score de 40 à 7.

 

Sources: Fox Sports, Rugbyrama, Twitter

A propos de l'auteur

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.