En ouverture de leur Tournée en Nouvelle-Zélande, les Lions se sont imposés « petitement » face aux NZ Babaas 13-7. L’opposition constituée d’une sélection de joueurs des 14 provinces kiwis a même quelques fois marché sur la sélection du Royaume, à tel point que certains médias ont parlé de deshonneur du maillot rouge.

Les Lions étaient avertis, les Barbarians NZ n’étaient pas là pour jouer les sparring-partners mais bien pour jouer un mauvais tour à leurs visiteurs du soir. Inspirés par un Gatland (fils de) au jeu au pied particulièrement léché, par la vitesse de Laulala (frère de) et par la volonté farouche de son talonneur Anderson auteur du premier essai des Babaas. Le challenge aurait pu être bien plus relevé si Faletau n’avait pas repoussé l’échéance quelques minutes auparavant, revenant de l’enfer à la course pour empêcher Kaveinga Finau de se retourner pour aplatir dans l’en-but.

Oui les Lions n’y étaient pas, fatigués d’un long voyage, pas suffisamment préparés (trois jours uniquement) et handicapés par le manque de confiance et l’hésitation au duel de Johnny Sexton. L’essai d’Anthony Watson n’est qu’anecdotique tant ils sont apparus erreintés et approximatifs. Quelques joueurs ont tout de même tiré leur épingle du jeu : Les iléens de naissance Taulupe Faletau et Ben Te’o, l’homme à tout faire de Gloucester Ross Moriarty, et le Quin Kyle Sincler.

Côté médias, les journalistes des deux bords s’en donnent à coeur joie, certains demandent s’il y avait vraiment des Lions sur la pelouse, d’autres parlent de « game of thrawns » comprenez jeu de tordus. Un homme est particulièrement pointé du doigt : Johnny Sexton. Warren Gatland en bon pompier a déroulé la lance pour éteindre un feu qui commençait à prendre autour de lui, pour le coach gallois jetlag et manque de préparation sont les principales raisons :

Je pense que c’est particulièrement injuste d’emettre pareil jugement. Ils sont arrivés mercredi dernier et certains récupèrent encore du voyage. Certains d’entre eux n’ont pas eu de nuit complète et voient encore aujourd’hui le staff médical pour y remédier.

Nous aurions préféré passer une semaine ensemble au Royaume Uni puis une semaine complète ici. Je pense que d’ici quatre ans, les instances en place devront réfléchir quant au planning de préparation. 

Le crédit que possédait Johnny Sexton aux yeux de Gatland grâce à la victoire irlandaise face aux Blacks à Chicago semble s’épuiser tant Owen Farrell klaxonne derrière lui. L’ouvreur aura besoin d’un second test pour faire pencher la balance. Avec la classe de Ben Te’o en premier centre, l’association 10-12 Sexton-Farrell semble compromise sur les trois « vrais » tests.

Un autre joueur, pourtant à son avantage, a été critiqué par la presse néo-zélandaise, il s’agit du gallois d’origine tongienne Taulupe Faletau. Cette critique – plus déstabilisante que fondée – émane de l’ancien 8 des All-Blacks Zinzan Brooke qui indique que Faletau ne montrait pas assez de mordant pour pouvoir s’imposer dans cette équipe des Lions. La réponse de l’interessé ne s’est pas fait attendre :

Je ne suis pas là pour répondre à n’importe qui, je suis là pour mes coéquipiers sur le terrain, je suis là pour mon équipe, je ferai tout pour eux…Tout le monde peut porter un jugement, mais je prendrais en considération uniquement les critiques venant de mes coéquipiers. J’écoute les joueurs autour de moi, mes coachs et ma famille. J’appelle mon père avant chaque match qui me conseille sur certains points et pas sur d’autres. Si c’était des critiques venant de lui, je les aurais définitivement écouté.

Face à ces critiques, les Lions devront rapidement relever la tête, à commencer dans 4 jours à l’Eden Park d’Auckland face aux Blues devant 40.000 personnes.

Source et crédit photo : bbcrugby.com, stuff.co.nz

 

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