Anaïs Lagougine, ancienne « septiste » et capitaine de l’équipe de France, donne pour Up And Under,  tous les jours de Rio, ses impressions sur le tournoi olympique de rugby à 7. Un très grand merci à elle de nous faire partager de tels moments…

 

Jour 1 : « J’ai connu l’équipe de France à 7 en 2008 lors d’un fameux tournoi… à Hong-Kong. Elle avait fini 3ème et n’avait pas eu le privilège de jouer dans le Stadium. C’était ma 1ère expérience internationale à 7. Depuis j’en ai été capitaine et cette équipe a fait du chemin.
Elle a toujours évolué, progressé en passant par des coupes du monde (la 1ère dans sa version féminine à Dubaï en 2009, la seconde en Russie en 2013), par des championnats d’Europe, des tournois « non officiels » comme Las Vegas, Amsterdam, Rome ou La Réunion pour rejoindre enfin le Women’s World Series. Encore en grande difficulté à ce moment-là, cette équipe cherchait son identité. Elle a persévéré, continué à grandir, et à s’élever au rang des meilleures équipes mondiales. Elle en a pris des claques aussi, des déceptions, ressenti de la frustration, voire de l’injustice à certains moments. Parce cette équipe de France devait faire sa place. À défaut de la trouver, elle a trouvé son chemin… La route de Rio. Cette équipe de France a travaillé dur pendant des années, elle en a vu passé des joueuses… Toutes ont contribué à sa construction. Cette équipe de France est devenue une équipe d’Enragées. Des filles prêtes à tout pour conserver leur identité construite depuis tant d’années…
Maintenant il faut finir le travail. Parce que, ce qu’a fait cette équipe de France pour notre sport, est grand, est immense. Nous parlons bien de rugby dans sa version féminine.
Alors maintenant mesdames, place à la compétition et continuez d’écrire l’histoire de cette belle équipe de France ».

Anaïs, le 6 août 2016

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