Quelques heures avant l’annonce des joueurs qui partiront à Rio et avant le tournoi du week-end dernier qui avait lieu en Angletterre à Exeter, Virimi Vakatawa, Sofiane Guitoune et Arthur Retière ont accepté de répondre à nos questions.

 

Comment s’est passé le stage de préparation en Corse ?

Virimi Vakatawa : Je ne suis pas allé en Corse. J’avais un petit problème d’épaule qui est réglé maintenant.

Arthur Retière : Ca s’est très bien passé. On a sacrément soufferts au niveau du cardio en faisant pleins d’activités, mais c’était super bien.

Sofiane Guitoune : Très, très bien. Heureusement que je connaissais la Corse avant, parce qu’on a pas eu le temps de visiter ! On a beaucoup bossé et les plages de récupération étaient assez courtes. On voulait bosser dans la chaleur et on l’a eue. On a bien bossé au niveau du rugby et on a fait d’autres activités physiques intenses, donc gros mélange des 2.

 

Les poules des JO sont maintenant connues avec l’Australie, l’Afrique du Sud et l’Espagne ; qu’en pensez-vous et y a-t-il une équipe qui vous fasse plus peur qu’une autre ?

Virimi Vakatawa : Toutes les équipes seront difficiles à jouer. Elles se sont toutes qualifiées pour les JO, donc ce sera forcément difficile et on travaille dur pour cela.

Arthur Retière : On a jamais joué l’Australie donc ça va être une grande première. On sait que l’Afrique du sud et l’Australie sont 2 sacrés gros morceaux. L’Afrique du Sud me fait le plus peur ; ils sont très bons depuis le début de saison. Cette poule va être compliquée, mais on va tout donner pour y arriver.

Sofiane Guitoune : On a une grosse poule, dans laquelle on est des outsiders, mais si on veut rapporter une médaille, il faut battre les plus grosses nations. On donnera tout, on s’accrochera pour ne pas avoir de regrets à la fin. Mais j’essaie de ne pas trop me projeter, car il y a encore une liste qui va tomber et je me concentre sur le moment présent et les prochains tournois de préparation qui vont avoir lieu début juillet.

Guitoune2

Crédit photo SL

Votre préparation va-t-elle se modifier maintenant que vous connaissez vos adversaires ?

Virimi Vakatawa : L’entraînement est vraiment dur pour le moment, mais on continue pour être prêts.

Arthur Retière : Oui, on va faire quelques trucs pour ces équipes spécifiques, mais ça ne changera rien à notre motivation et au cœur qu’on va y mettre.

 

Que représentent les JO pour vous ?

Virimi Vakatawa : C’est un truc énorme, c’est un rêve. Ca se passe seulement tous les 4 ans et j’attends cela avec impatience. Les prochains JO sont en 2020 et je ne sais pas si j’y serai, donc là, je suis vraiment béni.

Arthur Retière : Il ya 2 ans, j’ai fait les JO de la jeunesse, mais là Rio, c’est un rêve. J’ai vraiment envie d’y retourner et de faire ceux des « Grands » ; c’est un autre monde.

Sofiane Guitoune : Ce n’est pas une compétition dédiée à un seul sport. Beaucoup de sports sont représentés, beaucoup de nations du monde sont présentes avec de nombreux athlètes très connus, donc c’est une fête et c’est très excitant d’être au milieu de tout ça. Et c’est aussi important que les autres voient ce que nous, nous sommes capables de faire.

 

Entre un Brennus, une médaille olympique et un titre de champion du monde, que préférez-vous?

Virimi Vakatawa : Je préfère une médaille d’or olympique. C’est vraiment mon choix et mon souhait.

Arthur Retière : La médaille olympique ! Les jeux sont la plus belle compétition qui existe ; tous les sports sont là. Pendant 4 ans, on se bat pour cela, pour y aller, donc c’est beau.

Sofiane Guitoune : J’ai envie de dire les 3 ! Peu importe le titre, c’est toujours bon à prendre et magnifique à vivre. Après, il est certain qu’une médaille olympique, ce n’est pas donnée à beaucoup de rugbyman !

Retière1

Crédit photo SL

Comment s’est passé l’intégration dans le groupe, même si vous avez déjà fait plusieurs tournois avec France7 ?

Arthur Retière : Toujours bien puisque ça fait plusieurs tournois que je fais avec eux. Là c’est un peu différent parce que c’est la préparation pour Rio, mais c’est toujours aussi accueillant et j’espère que ça va continuer comme cela.

Sofiane Guitoune : C’est facile de s’intégrer dans cette équipe. J’avais un peu peur au départ quand je suis arrivé, parce que France 7 c’est un peu comme une famille où les gars vivent à 14 toute l’année ensemble. Mais les gars sont adorables et ça a été facile.

 

Vous avez choisi de rejoindre un club du Top 14 pour la saison prochaine, pourquoi ne pas être resté avec France 7 ?

Arthur Retière : Je préférais rester en Top14 pour continuer à XV. C’était un choix difficile parce que j’aime aussi beaucoup le VII, mais j’avais envie de connaître La Rochelle. Et puis l’entraîneur de La Rochelle qui aime bien le VII aussi, me laisserait retourner sur des tournois de World Series.

Sofiane Guitoune : Je ne me vois pas faire que du VII, mais je ne me vois pas, non plus, faire que du XV. Je n’ai pas encore trop discuté avec le staff de Toulouse. Mais comme il me laisse faire la préparation olympique avec France VII et éventuellement les JO si je suis sélectionné, je ne pense pas que le Stade Toulousain soit contre me laisser faire des tournois de World Series. Et puis porter le maillot de l’équipe de France, ça ne se refuse pas.

 

Pourquoi avoir choisi de rester avec France 7 et ne pas avoir rejoint un club du Top 14 ?

Virimi Vakatawa : Pour ma carrière, c’était le meilleur choix.

Vakatawa2

Crédit photo SL

 Comment voyez-vous l’avenir de France 7 et du rugby à 7 en France?

Arthur Retière : J’espère qu’avec les JO ça va être de plus en plus diffusé pour faire grandir le rugby à 7 à travers la France. Ce serait intéressant d’avoir un championnat en France ; c’est une forme accélérée du rugby à XV et c’est comme cela que l’on progresse. C’est un accélérateur de formation ; pour moi au niveau technique, passes…le VII fait énormément progresser.

Sofiane Guitoune : J’aime beaucoup le VII ; il y a beaucoup d’espaces, c’est un jeu de vitesse, de passes, c’est un rugby spectaculaire.

 

 Que ferez-vous dans 20 ans ?

Virimi Vakatawa : Je ne sais pas encore, mais je voudrais rester en France. Pour le moment, en tout cas, je veux jouer au rugby le plus longtemps possible.

Arthur Retière : Déjà à court terme, je voudrais faire les JO, ensuite signer un contrat pro dans un club de Top14 et après je ne sais pas du tout, c’est trop tôt, on verra bien.

Sofiane Guitoune : Je vis au jour le jour. Je n’en ai aucune idée. Je profite, j’adore ma vie, donc je ne me projette pas trop.

A propos de l'auteur

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.