Il y a un contraste assez saisissant entre les propos de Jacky LORENZETTI de ce soir sur SUD RADIO dans  l’émission « Rugby et Compagnie » animée par Judith SOULA et ceux de  Robin TCHALE WATCHOU au sortir de l’Assemblée Générale de PROVALE.

Dans une analyse presque comptable du rugby français, Jacky LORENZETTI prône un TOP 16 car « On ne joue pas assez au rugby ! ». Cette petite phrase peut prêter à interprétation soit dit en passant. A vous de juger. Autre argument : le championnat est passionnant et mérite donc plus de rencontres. Là aussi, à vous la réflexion.

De leur côté, les joueurs dénoncent, par le biais de l’ex deuxième ligne de l’U.S.A.P., les cadences infernales et réclament des médecins non affiliés aux clubs. Le syndicat réclame ainsi plus d’indépendance ce qui permettrait d’éviter d’éventuelles pressions entre le corps médical et la hiérarchie des clubs pour qui les intérêts financiers priment (soyons réalistes).

Un joueur payé au prix fort se doit d’être sur le pré le plus rapidement possible dans un but de « rentabilité ». Mais ne pas écouter le corps (médical) peut s’avérer désastreux. La carrière d’un joueur de rugby ne représente que quelques années de sa vie. Malgré toute leur bonne volonté, les joueurs n’arrivent pas véritablement à retrouver leur niveau. La gravité des blessures et les chocs de plus en plus importants qui s’apparentent à des collisions dégradent la santé physique et physiologique des joueurs.

Hormis quelques joueurs presque mis à l’abri du besoin – et ils ne sont pas légion – les années d’après carrière risquent de paraître bien longues aux grognards de l’Ovalie.

PROVALE indique également que les assurances ont commencé à se pencher sur le problème. Et surement pas dans un but philanthropique.

Où la folie capitalistique des Présidents du rugby professionnel s’arrêtera t-elle ? Les enjeux financiers sont tels que la peur de perdre a fait dévier le jeu de l’attaque vers la défense et avec un minima de prises de risques.

A quand le retour du rugby d’évitement qui rendrait le spectacle dans les stades et permettrait aux organismes de moins souffrir ? Même si ce rugby demande une forme optimale bien entendu.

Michel CRAUSTE, l’ex grand troisième ligne du XV DE FRANCE déclarait déjà à son époque « Les gars, je vous le dis, on va faire de vilains vieux ! » . Pas sûr qu’il croyait que cet adage serait d’usage des années après..

 

A propos de l'auteur

Passionné de rugby depuis ma tendre enfance que j'ai passée dans les travées de la tribune CGT du stade Aimé Giral, je suis l'initiateur du projet Up And Under depuis Juillet 2013.

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