L’emblématique capitaine des All Blacks Richie McCaw a annoncé jeudi à Wellington avoir pris sa retraite après 148 sélections et à 34 ans, près de trois semaines après avoir remporté sa seconde Coupe du monde.

« Je veux que les gens sachent que mon dernier match avec les All Blacks et en tant que joueur de rugby était la finale de la Coupe du monde il y a deux semaines », a déclaré McCaw lors d’une conférence de presse au siège de la Fédération néo-zélandaise de rugby.

McCaw part au sommet de son art, juste après avoir remporté sa seconde Coupe du monde (après celle de 2011), la troisième des All Blacks (en comptant celle de 1987), le 31 octobre face à l’Australie à Twickenham (34-17).

Elu à trois reprises meilleur joueur du monde (2006, 2009 et 2010), record qu’il partage avec son compatriote Dan Carter, il laisse derrière lui un immense palmarès acquis au cours d’une carrière internationale entamée il y a près de 14 ans jour pour jour, le 17 novembre 2001 face à l’Irlande à Dublin (victoire 40-29).

Détenteur du record mondial de sélections (148), capitaine à 111 reprises des All Blacks (autre record), il a remporté avec eux deux Coupes du monde, donc, mais aussi dix Tri (puis Four) Nations. Et affiche sous le maillot néo-zélandais l’ahurissant taux de victoires de 88,5%.

Avec sa franchise des Canterbury Crusaders, il a aussi gagné quatre fois le Super Rugby, le championnat des provinces de l’hémisphère Sud.

De quoi mériter, au moins au plan du palmarès, le surnom de « GOAT » (« Greatest of All Time », « le plus grand de tous les temps ») dont l’ont affublé ses coéquipiers.

Troisième ligne au gabarit quelconque et au départ sans talent particulier, McCaw, né le 31 décembre 1980, a su conquérir son propre destin à force de travail.

Détesté par certains, adulé par les siens, il est passé maître dans l’art de surgir le premier dans les « rucks », grattant le ballon ou le ralentissant en jouant à l’extrême limite de la règle. Il s’est toujours vigoureusement défendu de tricher, mettant en avant son approche scientifique du jeu et sa capacité à anticiper son mouvement.

McCaw était aussi un joueur dur au mal, capable par exemple de disputer l’essentiel de la Coupe du monde 2011 avec un pied tenu par une vis.

A propos de l'auteur

Passionné de rugby depuis ma tendre enfance que j'ai passée dans les travées de la tribune CGT du stade Aimé Giral, je suis l'initiateur du projet Up And Under depuis Juillet 2013.

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