Après une entrée époustouflante dans la Coupe du monde, le Japon entend bien montrer contre l’Ecosse, mercredi à Gloucester (13h30 GMT) que la victoire face à l’Afrique du Sud samedi (34-32) n’était pas qu’un feu de paille.

Les Brave Blossoms, exceptionnels à Brighton, n’ont eu que quatre jours pour se retourner après un match d’une intensité ahurissante… Accrocher une deuxième victoire consécutive serait un exploit à peine moins retentissant et placerait définitivement l’archipel sur la carte du rugby mondial.

Le sélectionneur Eddie Jones l’a répété tout le week-end: « Nous ne sommes pas venus ici pour faire un coup d’éclat. Nous sommes là pour disputer une Coupe du monde et atteindre les quarts de finale. »

« Le plus dur dans le rugby c’est d’être constant, mais je préfère être courbaturé et avoir gagné que d’être dans la position de l’Ecosse », confirme le capitaine japonais Michael Leitch.

« Lever à 5h30, trois sessions par jour et des fois une quatrième. Nous nous sommes entraînés comme personne au monde. Les joueurs ont parfois pris deux, trois ou quatre kilos », assure le deuxième ligne Justin Ives, qui juge ses coéquipiers prêts. Selon lui, les Japonais peuvent relever une nouvelle fois le défi physique.

Le sélectionneur Eddie Jones a tout de même procédé à six changements. Les deux piliers titulaires sont maintenant remplaçants, mais surtout le technicien australien aligne une équipe portée sur la rupture.

Remplaçant à Brighton, Amanaki Mafi débutera en N.8 et le centre Harumichi Tatekawa commencera à l’ouverture. Ces deux joueurs ont été les deux attaquants les plus prolifiques contre les Springboks. Le repositionnement de Tatekawa en N.10 en dit long sur les intentions du brillant Jones.

Inquiétudes à Tewkesbury

Les Ecossais, ont beau « être au maximum de leur forme », ils craignent les Brave Blossoms, comme l’admet l’entraîneur de la défense Matt Taylor.

« Ils peuvent amener le danger de partout et sont très techniques. Ils sont exceptionnels et nos joueurs le savent », continue l’adjoint de Vern Cotter.

Et ils ont pointé les dangers… Le demi de mêlée Fumiaki Tanaka « est très dangereux autour des rucks », « le 10 (Tatekawa) est un type costaud », qui « porte bien le ballon et a un crochet des deux côtés », le deuxième centre Male Sau est « un perforateur, bien utilisé ». Et ce n’est pas fini pour le spécialiste de la défense: l’ailier Kotaro Mastushima « est insaisissable », l’arrière Ayumu Goromaru dispose d’un « gros coup de pied et relance bien »

La liste des dangers est interminable… Bref, on s’inquiète du côté de Tewkesbury, le camp de base des Ecossais.

« Nous avons regardé leurs matches sur les huit dernières semaines, nous avons examiné leur schéma de jeu. Nous les avons observés et nous pensons avoir compris leur façon de jouer », prévient toutefois Taylor.

« Il y a plein de choses qu’ils ont faites contre l’Afrique du Sud qu’ils avaient déjà faites avant. Pour moi, nous sommes préparés. Nous allons nous adapter », assure le spécialiste australien de la défense.

La mêlée aussi est l’un des secteurs sur lesquelles le XV du Chardon veut s’appuyer. Rusée contre les Springboks, la mêlée japonaise ne fait pas peur au pilier droit écossais WP Nel: « Ils ont été efficaces, mais ils n’ont pas eu l’avantage à chaque fois. Nous savons ce qu’ils font, ils savent ce que nous faisons, ce sera une belle bataille. »

Au moins, grâce à l’Afrique du Sud, les Ecossais sont prévenus.

A propos de l'auteur

Passionné de rugby depuis ma tendre enfance que j'ai passée dans les travées de la tribune CGT du stade Aimé Giral, je suis l'initiateur du projet Up And Under depuis Juillet 2013.

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