Warren Gatland, sélectionneur d’un pays de Galles sur un nuage depuis sa victoire à Twickenham mais fragilisé par les blessures, n’est focalisé que sur les Fidji, son adversaire jeudi (15h45 GMT) au Millennium de Cardiff dans la poule de la mort (A) de la Coupe du monde.

Que vous inspirent toutes ces blessures et de fait, les changements que vous avez opérés ? Aviez vous déjà connu pareille pénurie ?

« Je parlais avec Prav Mathema, notre kiné, et il me disait que c’était probablement la pire série de blessures qu’il ait connue dans une équipe… Mais il ne faut pas s’attarder sur ça, on ne peut rien y faire. Je ne pense pas à la perte des joueurs. Vous êtes déçu pour eux mais vous devez continuer à avancer et regarder devant vous. Il y a toujours un autre match à préparer. Nos changements dans l’équipe ont été contraints et forcés par ces blessures et je pense qu’il y a une opportunité pour notre paquet d’avants de rejouer. Certains d’entre eux n’étaient pas 100% satisfaits de leur performance (contre l’Angleterre) et ils vont maintenant avoir l’opportunité de régler les quelques détails qui n’ont pas fonctionné. C’est aussi une récompense pour eux car on aurait pu faire des changements devant ».

Contre les Anglais, vous avez fini sur une bonne note mais épuisé émotionnellement. Qu’avez vous fait pour les remettre d’aplomb pour jeudi?

« C’était difficile. Nous n’avons pas trop parlé de l’Angleterre, mais on a eu beaucoup de temps pour revoir le match et corriger ce qui n’a pas été. Toute notre attention se porte sur les Fidji, nous savons combien ce match est extrêmement important. Mentalement, on doit être prêt, il est important d’obtenir un résultat. Si nous le faisons, on se rapprochera un peu plus (de la qualification) ».

Les Fidji seront privés de Nemani Nadolo, suspendu, et plusieurs de leurs principaux joueurs sont blessés. Cela change-t-il quelque chose pour vous ?

« Ce sont des énormes pertes. C’est un tournoi difficile, n’est ce pas ? Nous avons des gars qui avaient mal partout mardi matin et nous avons un match jeudi. Quatre ou cinq jours de repos entre les matches, c’est trop court. Nous ne nous plaignons pas, parce qu’on le savait depuis longtemps et on se prépare depuis deux saisons pour ça. Mais il faut faire attention. À l’heure actuelle, les contacts sont très brutaux. C’est important de se préoccuper de la santé des joueurs ».

A propos de l'auteur

Passionné de rugby depuis ma tendre enfance que j'ai passée dans les travées de la tribune CGT du stade Aimé Giral, je suis l'initiateur du projet Up And Under depuis Juillet 2013.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.