L’entrée en lice de l’Australie face aux Fidji mercredi, au Millennium de Cardiff, sera l’occasion pour le centre des Wallabies Tevita Kuridrani de croiser l’un de ses cousins, l’ailier star Nemani Nadolo.

Natif de Suva, capitale des Fidji, Kuridrani, 24 ans (1,92 m, 102 kg), n’a passé que huit ans de sa vie en Australie, les huit dernières. Avant cela, il a vécu dans son archipel, baignant depuis toujours dans le rugby que pratiquent plusieurs de ses cousins devenus internationaux comme l’ancien ailier australien Lote Tuqiri ou l’ailier fidjien Nemani Nadolo (1,94 m, 125 kg).

Kuridrani-Nadolo, une histoire de famille entre deux gros bébés élevés dans un petit village nommé Namatakula ? « Ouais, ça va être bon, je suis excité », a rigolé l’Australien mardi en conférence de presse.

« J’ai eu quelques conversations avec Nemani plus tôt dans la semaine. On a juste parlé de la fierté de la famille restée à la maison et la nôtre d’être ici et de jouer les uns contre les autres en Coupe du monde », a-t-il ajouté.

Kuridrani, qui a suivi ses parents en Australie à l’âge de 16 ans, a raconté qu’il avait « l’habitude de revenir aux Fidji pour les vacances. « Nous jouons toujours sur la plage. Jamais, on n’aurait pensé que l’on se retrouverait l’un contre l’autre dans la plus grande compétition au monde », a-t-il souligné.

Kuridrani s’est aussi souvenu de son dernier match contre son cousin, en Super Rugby, lorsque les Brumbies ont été opposés aux Crusaders, la franchise néo-zélandaise où évolue Nadolo.

« Nemani était une grande menace pour nous au niveau des lignes arrières, il est très dangereux ballon en main et il a marqué quelques d’essais », s’est-il souvenu.

Interrogé enfin sur l’exode massif de joueurs originaires des îles du Pacifique vers les grandes nations, dénoncé avant la compétition par des dirigeants samoans notamment, Kuridrani a commenté: « c’est un bon moyen pour certains garçons fidjiens de sortir (du pays) et de représenter d’autres pays afin d’obtenir plus d’expérience en jouant pour d’autres équipes ».

« Je ne pense pas que ce soit une mauvaise chose », a-t-il lancé, visiblement très heureux de son choix en faveur de l’Australie.

A propos de l'auteur

Passionné de rugby depuis ma tendre enfance que j'ai passée dans les travées de la tribune CGT du stade Aimé Giral, je suis l'initiateur du projet Up And Under depuis Juillet 2013.

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