L’entraîneur en chef de Clermont Franck Azéma ne voit pas « pourquoi » son équipe « aurait peur » de disputer la demi-finale de Top 14 samedi face à Toulouse, un rendez-vous qui le fait « saliver ».

Pourquoi avoir choisi de faire ce stage de mise au vert en Haute-Loire, à l’abri des regards ?

« On n’a pas fait de chasse aux trésors. On voulait simplement passer de bons moments ensemble, profiter. J’ai lu beaucoup de choses sur le fait qu’on allait se cacher, s’enfermer dans un bunker, dans une cave, à double tour, la lumière éteinte. Mais c’est une façon de se préparer mentalement, physiquement, d’être bien ensemble avant un gros choc. C’est du bon sens et du bien être, il n’y aucune envie de fuir. Toute l’année tu t’entraînes pour jouer un match de phase finale donc je ne vois pas pourquoi on aurait peur de quoi que ce soit quand l’échéance approche. Quand tu fais une journée normale au Michelin, tu rentres chez toi à 17H00. Là, tu joues à la pétanque, au ping-pong, tu prends un café, tu discutes. C’est vivre en communauté, il n’y a rien d’exceptionnel. C’est l’occasion aussi de revenir sur de petits détails, d’optimiser son état physique, de bien se nourrir. On a dit qu’on était allé se cacher pour évacuer la finale de Coupe d’Europe… Ce n’est pas le cas. »

Que vous inspire le parcours de Toulouse cette saison ?

« Tu sais que Toulouse a cette régularité, cette capacité à se transcender sur les grands moments. Il y a des matches à domicile cette saison qu’ils auraient pu perdre mais ils ont su se dépasser, c’est la force du Stade. Je me souviens qu’on les avait tous enterrés, on évoquait même la descente quand ils étaient 13e. Mais ils ont de l’expérience. Ce n’est pas pour rien qu’ils sont régulièrement sur la phase finale. On n’est pas surpris. »

Sur quoi la rencontre se jouera-t-elle ?

« On revient toujours sur les mêmes choses. L’entame, la conquête, le jeu au pied, la défense, c’est élémentaire. Il faut montrer à quel point tu veux gagner aussi, dans l’affrontement, les impacts. Tu retrouves toujours les mêmes recettes. Après il y aura aussi le paramètre de la chaleur demain (samedi) qui va compter, est-ce qu’on va pouvoir déplacer le ballon, l’utilisation de notre jeu au pied… On développe ce bagage riche tout au long de la saison pour avoir des certitudes et l’utiliser à bon escient. »

On imagine aussi que cette rencontre réveille les appétits…

« Toute l’année tu es dans le dur. Le Top 14 est féroce et il n’y a pas un match où tu peux relâcher la pression, physiquement c’est éprouvant, mentalement c’est dur. Forcément, quand tu arrives au dessert tu salives un peu. C’est excitant quand tu arrives dans un nouveau stade, l’ambiance aussi. Si on est capable de faire le boulot demain (samedi) on se retrouvera au Stade de France où l’on n’est pas allé depuis 2010… »

Propos recueillis en conférence de presse

A propos de l'auteur

Passionné de rugby depuis ma tendre enfance que j'ai passée dans les travées de la tribune CGT du stade Aimé Giral, je suis l'initiateur du projet Up And Under depuis Juillet 2013.

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