Toulouse s’est défait samedi dans la douleur d’Oyonnax 20 à 19, invité-surprise des phases finales, et rêve d’un vingtième Bouclier de Brennus pour clore en beauté l’ère Novès avant que le manageur ne rejoigne le XV de France.

Les Toulousains retrouveront en demi-finale Clermont à Bordeaux samedi prochain.

Leur élimination la saison passée au même stade de la compétition face au Racing (16-21), qui les avait empêchés de se hisser dans le dernier carré pour la première fois depuis vingt ans, fut donc un accident de parcours.

Patron emblématique du Stade Toulousain depuis vingt-deux ans, Guy Novès, acclamé par les supporteurs pour son dernier match à Ernest-Wallon à la veille de l’officialisation de sa nomination à la tête du XV de France, pourra donc encore partir par la grande porte après une saison marquée par une entame cauchemardesque et de vives tensions.

Un essai de David contre Goliath

Mais le « grand » Stade Toulousain a eu toutes les peines du monde à se défaire du « petit » Oyonnax, invité-surprise des phases finales deux ans à peine après sa montée dans l’élite.

Courant après le score durant toute la seconde période, les hommes de Novès se sont détachés en toute fin de rencontre grâce à un essai du jeune Cyril Baille en coin (74e) après une séquence interminable (2 min 26 sec.).

Pour le club de l’Ain, la belle aventure s’arrête donc à Ernest-Wallon comme le symbole de la fin d’une époque alors que son manageur emblématique Christophe Urios entraînera Castres la saison prochaine.

Le gros combat attendu a donc bien eu lieu et comme lors de la première journée de la saison régulière, achevée sur le même score, les « Oyomen » ont bien failli emporter les Toulousains sur leur passage.

Auteurs d’une entame très agressive, les Toulousains sont toutefois parvenus à déstabiliser des « Oyomen » trop indisciplinés en début de rencontre, en prenant les points au pied grâce à Toby Flood (7e, 12e, 29e), mais sans jamais franchir pour de bon.

Le temps de régler quelques soucis en touche et de faire parler la puissance de leurs avants face à une équipe toulousaine diminuée par l’absence du pilier droit Census Johnston, suspendu, les hommes d’Urios ont repris l’ascendant sur un essai symbole de cette lutte acharnée entre David et Goliath.

Réduits à quatorze après l’exclusion de Cibray (29e), Oyonnax a passé la ligne en force par le centre Hemani Paea (38) pour rentrer au vestiaire avec un petit point d’avance ((10-9).

Cyril Baille libère Ernest-Wallon

Et Oyonnax a continué à tenir le ballon et à engranger les points en seconde période, grâce à son buteur argentin métronomique Benjamin Urdapilleta (45, 50, 69), auteur d’un 100%. Sans que Toulouse ne soit totalement distancé, Flood inscrivant deux autres pénalités (54, 61).

L’apport de sang frais du banc toulousain (Galan, Tekori, Baille…) fit ensuite son effet, le jeune Baille libérant Ernest-Wallon (74) au bout du suspense.

A propos de l'auteur

Passionné de rugby depuis ma tendre enfance que j'ai passée dans les travées de la tribune CGT du stade Aimé Giral, je suis l'initiateur du projet Up And Under depuis Juillet 2013.

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