Rémi Tales peut quitter Castres la tête haute. Après une saison des plus galères, l’ouvreur international laisse un CO en vie en Top 14 et peut se projeter vers son prochain grand défi: la Coupe du Monde.

Même s’il ne l’a jamais officialisé, son transfert au Racing est un secret de polichinelle. Il ne devrait d’ailleurs pas jouer samedi pour la dernière journée de Top 14 face à son futur club à Colombes.

Qu’importe. Castres a fait le boulot dès samedi dernier contre Brive à Pierre-Antoine en arrachant son maintien (32-12). Notamment grâce à un grand Tales qui a offert le premier essai à Rémy Grosso et inscrit le second.

« Je suis vraiment soulagé, j’avais envie de bien finir, de laisser le club en Top 14, il m’a procuré des joies tellement immenses, je lui devais bien ça », a confié, libéré, le Montois d’origine après la rencontre.

Arrivé en 2011 de La Rochelle, où il a mûri en Pro D2 avant de connaître la montée dans l’élite, « Talo », 31 ans (16 sélections), a grandi au CO et tout connu avec le club tarnais.

De la gloire du titre en 2013 et de la finale en 2014 aux affres de la relégation cette saison. Avec de surcroît pour lui, qui a annoncé son départ dès le mois d’octobre, la culpabilité de quitter un club au plus mal et les sifflets de certains supporters l’accusant d’abandonner le navire égoïstement.

« Je suis passé à travers pas mal de choses cette saison. Cela a été très dur pour moi. On n’avait plus de réponses aux maux qu’on avait, on ne se reconnaissait pas, on ne savait pas pourquoi ça allait pas. Je n’ai pas été ovationné tous les week-end mais le principal, c’est la fin et que Castres reste en Top 14. On a retrouvé le vrai CO », a-t-il raconté samedi.

Un vécu spécial

Et outre son regain de forme en fin de saison, c’est justement cette expérience des hauts et des bas qui ont rendu le profil de Rémi Tales encore plus intéressant pour Philippe Saint-André.

« Il a connu un titre de champion de France et la survie en Top 14, il a le vécu des phases finales et un vécu spécial », a souligné mardi PSA. D’où son importance au sein du groupe France.

Dans le XV de France aussi, il est passé de la lumière à l’ombre. Plongé dans le grand bain bleu sur le tard à 29 ans, pour une tournée en Nouvelle-Zélande juste après le titre de 2013 avec Castres, Tales a été titulaire dès sa deuxième sélection, avant d’être relégué sur le banc l’automne dernier par Camille Lopez.

Lopez désormais recalé, il devra jouer des coudes pour garder sa place face aux autres prétendants en 10 (Frédéric Michalak, François Trinh-Duc et Jules Plisson) et jouer sa première Coupe du Monde. Un rêve de gamin qui se concrétiserait.

« Vu mon parcours, l’équipe de France, ça paraissait intouchable de très loin et j’ai réussi à y toucher, à y rester », se félicite-t-il. « Maintenant, il y a une grosse préparation qui nous attend et j’espère que j’irai jusqu’au bout ».

A propos de l'auteur

Passionné de rugby depuis ma tendre enfance que j'ai passée dans les travées de la tribune CGT du stade Aimé Giral, je suis l'initiateur du projet Up And Under depuis Juillet 2013.

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