Les Françaises, qui ont longtemps occupé une place qualificative avant de fléchir, auront en main leur avenir olympique vendredi et samedi lors du tournoi de rugby à VII d’Amsterdam, le dernier de la saison.

Si la Nouvelle-Zélande a déjà obtenu son ticket pour les JO de Rio-2016, rejointe sauf accident industriel par le Canada et l’Australie, la lutte pour le quatrième billet direction Brésil est intense.

La France s’est cramponnée à cette quatrième place depuis la première étape de la saison à Dubaï en décembre, avant de rétrograder samedi dernier à l’issue du tournoi de Londres, doublée par les États-Unis.

Il n’y a cependant qu’une paille entre les Bleus et Américaines, qui comptent le même nombre de points au classement général et ne sont départagées qu’au goal-average. Les Anglaises, 6e, rodent aussi en embuscade, à deux longueurs derrière seulement.

« Il n’y a pas de calcul à faire, il faut terminer ce tournoi devant les États-Unis et l’Angleterre », résume pour l’AFP l’entraîneur David Courteix.

Battues en quarts de finale par les Américaines à Londres (19-12), les Bleues ont dû cette semaine évacuer la pression négative.

« Pour des raisons qui me sont un peu inexpliquées, j’ai senti que les filles s’étaient beaucoup contractées autour de l’enjeu le week-end dernier », explique David Courteix. « On a eu peu de prises d’initiatives, on a un peu récité notre rugby, il y avait du stress ».

« On a retrouvé depuis de la fraîcheur et de l’enthousiasme et on s’est recentré davantage sur les moyens d’atteindre notre objectif plutôt que sur l’objectif en lui-même. D’une certaine manière, je sens moins de tension cette semaine, car on n’a plus rien à défendre », avance-t-il encore.

Les partenaires de Marjorie Mayans devront d’abord franchir la phase de poule, qui n’a été pour elles qu’une formalité lors des cinq premières étapes.

Elles affronteront d’abord les Pays-Bas, qui participent au tournoi en tant qu’organisateur. « Les Néerlandaises ne se sont pas qualifiées pour le circuit principal et sont sans doute frustrées. Il faudra se méfier, car elles joueront pour l’honneur », estime David Courteix.

Les Bleues se mesureront ensuite à l’Espagne, un adversaire qu’elles dominent régulièrement mais qui a frappé fort à Londres en battant à la surprise générale la Nouvelle-Zélande. Puis elles termineront la journée face au Canada, la 3e nation mondiale.

L’essentiel de la pression pèsera sur la journée de samedi et notamment le seuil des quarts de finale qui pourrait voir les Françaises retrouver un adversaire direct à la qualification.

Le programme des Bleues vendredi (heures françaises)

(14h10) France – Pays-Bas

(16h54) France – Espagne

(19h16) France – Canada

A propos de l'auteur

Passionné de rugby depuis ma tendre enfance que j'ai passée dans les travées de la tribune CGT du stade Aimé Giral, je suis l'initiateur du projet Up And Under depuis Juillet 2013.

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