Agen, qui joue dimanche à Toulouse (15h05) sa deuxième finale d’accession d’affilée face à Mont-de-Marsan, est « prêt » à remonter dans l’élite deux ans après sa descente en Pro D2, assure son président Alain Tingaud.

Avez-vous réalisé l’exploit réussi dimanche à Perpignan ?

« J’étais un de ceux qui avaient prédit qu’on allait gagner. Et cette qualification à Aimé-Giral (32-32, 4 essais à 2), c’est sûrement ce que j’ai vécu de plus intense depuis mon arrivée à Agen il y a huit ans ».

Cette finale a-t-elle un goût différent de celle de l’an dernier perdue contre La Rochelle ?

« Oui parce qu’elle a été plus difficile à obtenir. Cette saison, on est partis un peu avec un statut de favoris. Je pensais qu’on pouvait avoir une âme de champion pour aller disputer à Pau ce leadership. On ne l’a pas fait. Et durant toute la saison, on a donné les moyens de se faire battre. On est passés par des hauts extraordinaires mais aussi par des bas qui méritent des coups de pied au cul. Mais dès que ce groupe a commencé à évacuer ses doutes et à croire en lui, il n’y a pas grand-chose qui peut lui résister. C’est pour ça qu’il faut continuer à croire en nous. »

Pensez-vous donc que le SUA n’est plus très loin d’un retour en Top 14 ou qu’il peut encore se louper ?

« Il faut modérer l’énorme attente des Agenais. C’est une finale. On va essayer de ne pas reproduire l’erreur de l’année dernière. Mais sincèrement, le Stade Montois est le favori de cette finale, ils ont fait une fin de saison extraordinaire et terminé deuxièmes. Nous, on va y aller en outsiders avec beaucoup d’envie et un état d’esprit fort. Je ne pense pas qu’on serait des ânes de perdre le seul match (de la saison) qui compte contre les Montois, mais cela voudrait dire qu’on n’a pas retenu la leçon de la saison dernière. »

Le SUA est-il prêt aujourd’hui pour retrouver le Top 14 ?

« On est prêt. Le budget est prêt. L’environnement est prêt. Au niveau de l’effectif, on fera venir entre six et huit joueurs supplémentaires et on a des pistes. On aura un budget qui sera supérieur à celui qu’on avait quand on était descendus en 2013 grâce aux droits télé et aux différentes recettes. On devrait pouvoir osciller, en cas de montée, entre 12 et 14 millions d’euros. Les structures professionnelles du club sont au niveau de n’importe quel club du Top 14. On est plus structurés, plus professionnels, mieux organisés. On est un plus grand club aujourd’hui qu’en 2010 lorsqu’on est remontés en Top 14 grâce à l’apport de Mathieu Blin, Philippe Sella, Jean-Luc Arnaud, et des entraîneurs Stéphane Prosper et Jean-Jacques Crenca. On est bien mieux sur le plan sportif, dans l’organisation et la structure qu’on ne l’a jamais été.

Que répondez-vous à ceux qui disent à quoi bon monter ?

« On sait que le Top 14 est un championnat extrêmement dur où il faut s’armer sportivement, psychologiquement, mentalement pour résister. La Rochelle est monté la saison dernière en gagnant la finale et on voit qu’ils vont rester en Top 14. On n’aura jamais le budget des six ou huit premiers du championnat, sauf si un très gros partenaire nous rejoint, et ce sera extrêmement compliqué d’être dans les six ou huit premiers. A nous de mettre les ingrédients à la Oyonnax, à la Bordeaux-Bègles, à la Grenoble pour exister dans les quatorze premiers clubs français ».

A propos de l'auteur

Passionné de rugby depuis ma tendre enfance que j'ai passée dans les travées de la tribune CGT du stade Aimé Giral, je suis l'initiateur du projet Up And Under depuis Juillet 2013.

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