Troisième pour Mont-de-Marsan, deuxième consécutive pour Agen: la finale d’accession, dimanche à Toulouse (15h05), opposera deux formations habituées à cette dernière marche vers le Top 14, qu’elles devront gravir pour rejoindre Pau dans l’élite.

Si la loi des séries a un sens, les Landais, qui ont gagné leurs deux autres finales en 2008 contre le Racing (32-23) et en 2012 face à Pau (29-20), partent favoris. C’est en tout cas ce que veulent laisser entendre les Agenais, dans un subtil exercice d’intox.

« Sincèrement, le Stade Montois est le favori de cette finale, ils ont fait une fin de saison extraordinaire et terminé deuxièmes », juge Alain Tingaud, le président du SUA, qui a pourtant battu deux fois les Montois lors de la saison régulière (28-19 à Agen et 11-9 à Mont-de-Marsan).

Alors jamais deux sans trois pour les Montois? L’analyse est contestée par les intéressés: « On ne se voit pas comme les favoris, on est une équipe de +pinpins+ des Landes, on va jouer notre finale et profiter », sourit le centre montois Jean-Baptiste Dubié.

Requinqués mentalement par leur exploit en demi-finale à Aimé-Giral face à l’Usap (32-32, 4 essais à 2), les Agenais tenteront en revanche de faire mentir cette maudite loi des séries pour leur deuxième finale consécutive après celle perdue l’an dernier face à La Rochelle (22-31).

A 80 minutes du Graal

« Nous, on va y aller en outsiders avec beaucoup d’envie et un état d’esprit fort. Je ne pense pas qu’on serait des ânes de perdre le seul match (de la saison) qui compte contre les Montois. Mais cela voudrait dire qu’on n’a pas retenu la leçon de la saison dernière », souffle Tingaud, qui assure que le SUA, octuple champion de France redescendu en Pro D2 en 2013, est « prêt » à remonter dans l’élite et à y « exister ».

Huitième budget de Pro D2, avec 5,2 millions d’euros, Mont-de-Marsan, le « petit », se pose moins de questions sur l’élite après n’avoir pu faire mieux qu’un aller-retour en Top 14 lors de ses deux dernières remontées.

« La montée n’est pas une fin en soi. On est à 80 minutes du Graal, si on doit monter, on l’acceptera, ce sera au président de trancher », estime David Auradou, l’entraîneur des avants du Stade Montois. Mais quoi qu’il en soit, « on ne va pas aller en finale pour baisser le pantalon ».

Agen est prévenu, il y aura du combat sur la dernière marche à Ernest-Wallon.

A propos de l'auteur

Passionné de rugby depuis ma tendre enfance que j'ai passée dans les travées de la tribune CGT du stade Aimé Giral, je suis l'initiateur du projet Up And Under depuis Juillet 2013.

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