Entre une qualification pour la phase finale du Top 14 à décrocher samedi avec le Racing et la perspective de la Coupe du monde, Alexandre Dumoulin est plongé dans une fin de saison excitante, point d’orgue d’une année au cours de laquelle il s’est révélé.

Se retournant sur les douze mois écoulés, le centre de 25 ans juge même sa progression « incroyable ». De remplaçant au Racing-Métro, il est ainsi devenu titulaire indiscutable avant d’être présélectionné mardi pour la Coupe du monde en Angleterre (18 septembre-31 octobre).

Une convocation intervenue après deux petites sélections en Bleu, la première en novembre dernier, et alors qu’il n’a pas participé aux Tournoi des six nations en raison d’une blessure à un tendon d’Achille !

« C’est incroyable, je sais. Il y a huit mois, le Racing-Métro voulait me prêter. J’espère que cette année incroyable se terminera par la Coupe du monde (la liste définitive sera dévoilée fin août, NDLR) », reconnaît pour l’AFP Dumoulin, joint par téléphone.

Revêtir le maillot des Bleus lui semblait même être une hypothèse « pas d’actualité » en octobre dernier. Mais Dumoulin a crevé l’écran en club puis en Bleu, où son profil de centre puissant et technique, capable de jouer devant et dans la défense, en ont quasiment fait l’un des chouchous de l’encadrement du XV de France.

« Chouchou ? Je ne sais pas, je ne suis pas à leur place…. C’est vrai que j’ai lu dans la presse qu’ils appréciaient mon profil, peut-être un peu différent des autres. Si c’est le cas, tant mieux », commente-t-il un peu gêné.

« Il a une qualité technique bien sûr et communique aussi énormément sur le terrain. Il n’a peut être que deux sélections mais je pense que c’est un joueur qui est prêt pour jouer au haut niveau », explique de son côté à l’AFP le manager des Bleus, Philippe Saint-André.

Confiance maintenue

Dumoulin a ainsi toujours bénéficié de la confiance de PSA et de Patrice Lagisquet, l’entraîneur des arrières français, même lorsqu’il a passé trois mois sans jouer de janvier à fin mars en raison de cette blessure qui l’a privé du Tournoi.

« Au début du Tournoi, les coaches m’envoyaient des messages et m’appelaient pour connaître l’évolution de ma blessure au tendon d’Achille. J’ai aussi eu des entretiens avec eux lorsqu’ils sont venus visiter le centre d’entraînement du Racing (début avril) », souligne le centre.

« Patrice Lagisquet m’a dit qu’il me faisait confiance mais qu’il fallait que j’enchaîne les matches », ajoute Dumoulin qui, également juste avant le début du Tournoi, a choisi de briser un secret de Polichinelle en révélant qu’il était le fils biologique de l’ancien international Marc Cécillon « pour anticiper un éventuel grand déballage (qu’il n’aurait pas maîtrisé) dans la presse ».

Après avoir « douté » pouvoir « rejouer avant la fin de la saison », il a donc fini par aligner les rencontres, débutant cinq des six derniers matches du Racing, éjecté des six premières places avant son dernier rendez-vous de la saison régulière du Top 14, samedi à domicile contre Castres.

« C’est un vrai 8e de finale. L’élimination en Coupe d’Europe (en quarts contre les Saracens le 5 avril dans les derniers instants) nous a tous touchés. Depuis on a un peu de mal à se remettre dedans », souligne Dumoulin, qui espère bien disputer la phase finale avant de se plonger dans la préparation à la Coupe du monde.

A propos de l'auteur

Passionné de rugby depuis ma tendre enfance que j'ai passée dans les travées de la tribune CGT du stade Aimé Giral, je suis l'initiateur du projet Up And Under depuis Juillet 2013.

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