UBB – Stade Français Paris : 22-23

C’est évidemment le gros coup de la journée : le Stade Français Paris parvient à faire tomber l’UBB dans son antre de Chaban Delmas. Pourtant, tout avait plutôt bien commencé pour les bordelais qui proposaient leur volume de jeu habituel face à des parisiens appliqués et courageux. Le premier tournant du match se joue autour de la 30ème minute de jeu avec la percée de Yann Lesgourgues oubliant un surnombre evident qui aurait donné un petit matelas au tableau d’affichage pour les girondins.

Pas venu pour faire les vendanges, l’équipe remaniée concocté par Gonzalo Quesada a respecté à la lettre le plan de jeu du manager argentin. Symbole de cet engagement et de cette application, un étonnant Jono Ross en 3ème ligne centre et un Hugh Pyle au four et au moulin. Ajouter à cela un Digby Ioane incisif (sic) et une charnière Tomas – Steyn parfaite dans la conduite des opérations, la récompense n’est plus très loin. Vincent Etcheto l’avait expliqué aux micros de Canal + à l’heure de jeu :  si l’UBB parvenait à gagner ce match, c’eut été un petit hold up. Le braquage pris forme lorsque le capitaine bordelais Louis-Benoît Madaule parvenait à inscrire l’essai de la délivrance à 77ème minute. Trois minutes suffisantes pour Jules Plisson qui acheva la bête girondine d’un drop face aux perches et à la sirène.
Ca sent bon la qualification pour les parisiens; quant aux bordelais à eux à présent d’aller en chercher une belle à l’exterieur.

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Castres Olympique – Lyon OU : 23-20

L’enième match de la dernière chance pour le CO a enfin accouché d’un bonheur certain pour les tarnais. Mauricio Reggiardo voulait une équipe courageuse et passionnée, cette fois-ci il fut servi et le public castrais rassasié. Et pourtant, les affaires furent bien mal engagées face à des lyonnais qui luttent eux aussi pour leur survie en Top 14.

Il aura donc fallu que les castrais soient menés 0-14 par un concurrent direct pour revoir le clutch player Rory Kockott. Auteur d’un essai mais surtout de la pénalité de la gagne, le demi de mêlée sud africain a offert des scènes de joies et des sourires retrouvés dans le vestaire de Pierre Antoine. Côté rhodanien, c’est la soupe à la grimace, le président du LOU allant jusqu’à déclarer que son équipe était certainement la plus bête du championnat.

ASM Clermont Auvergne – Aviron Bayonnais : 28-16

Il paraît loin le temps où l’Aviron revenait de ses deplacements chez les cadors du championnat les soutes pleines pour l’hiver. Une nouvelle fois, les basques se sont battus avec leurs armes face à l’ogre auvergnat. Il y avait même de la déception dans leur propos de n’avoir pu ramener un bonus défensif. Le maintien reste l’objectif et la prochaine réception de Castres à Jean Dauger s’annonce comme le rendez vous de la saison. Du côté auvergnat, Rougerie a fait son retour sur les pelouses, et le jeune Yato s’est encore bien amusé avant de se blesser. Du bon et du moins bon dans le jeu des hommes du do Azéma-Gibbs mais l’essentiel est là.

Montpellier Hérault Rugby – Atlantique Stade Rochelais : 15-15

Si on se met à la place de Patrice Collazo, c’est le principe de la bouteille à moitié pleine/à moitié vide. Le manager rochelais et ses joueurs pouvaient se mordre les doigts de ne pas ramener les 4 points de la victoire suite à l’égalisation à la sirène de Ben Lucas. Les rochelais ont appris à se déplacer et ça commence à se voir. A contratrio, l’effet Jake White est bien là mais il se dessine un peu plus comme le coup d’un soir (victoire contre le RCT à domicile) plutôt qu’une longue noce (qualification en barrages). Peut être que le bouc emissaire désigné n’etait tout simplement pas le bon…

Racing Metro 92 – Grenoble : 34-29

Nouvelle délocalisation pour le RM92 de Jacky Lorenzetti qui voulait revoir sa Normandie. La Normandie a vu du jeu, des essais, et un vrai bon match de rugby. L’oppostion de style entre le panzer des Hauts de Seine et les envolées des joueurs de Fabrice Landreau a tenu ses promesses pendant 80 minutes. A la fin, tout le monde est content : le RM92 ne tombe pas à « domicile » et Grenoble prend le bonus défensif.

Rugby Club Toulonnais – CA Brive Corrèze : 34-11

Arnaud Méla avait déclaré que le CAB était plus à l’aise chez les « gros » du Top14, rapport à la moindre considération que ces derniers ont à l’égard des corréziens. Il faut croire que Bernard Laporte avait briéfé ses joueurs, car les toulonnais n’ont jamais été vraiment inquiété dans l’arène de Mayol. David Smith en a d’ailleurs profité pour claquer un quadruplé. Les hommes de Godignon devraient faire attention car cela revient vite derrière et le maintien est loin d’être encore assuré.

Oyonnax – Stade Toulousain : 9-3
Soir de première pour Oyonnax qui parvient pour la première fois de son histoire à faire tomber le « grand » Stade Toulousain. Les conditions difficiles n’ont certes pas aidé pour le spectacle mais qu’importe le flacon pourvu qu’on ait l’ivresse, et à ce petit jeu là les joueurs de Christophe Urios ont du s’en mettre une bonne vendredi soir. Hargneux, volontaires et solides sur les bases de ce jeu, les Oyomen ont maîtrisé de bout en bout un Stade Toulousain qui a joué à la baballe toute la soirée. Comme l’a souligné Clément Poitrenaud, le jeu du Stade Toulousain n’est pas encore en place. Entendre ça le 9 mars devraient espérons le les affoler un peu, qui sait ?

A propos de l'auteur

Passionné de rugby depuis ma tendre enfance que j'ai passée dans les travées de la tribune CGT du stade Aimé Giral, je suis l'initiateur du projet Up And Under depuis Juillet 2013.

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