Aujourd’hui je me réjouissais comme un gamin du début du Tournoi. Malheureusement ce bonheur vient d’être terni par le décès de M.Sanac. Oui André Sanac, le sire de Trouillas, s’est éteint hier chez lui à l’âge de 86 ans.

Roucariès à gauche, Fernand Vaquer et André Sanac en 1955.

Roucariès à gauche, Fernand Vaquer et André Sanac en 1955.

Je sais pertinemment que ce n’est pas le rugbyman le plus connu de tous les temps, mais pour les supporters de l’USAP c’est un monument qui s’en va. Longtemps d’ailleurs j’ai cru que ça serait lui le capitaine éternel de l’USAP, le dernier qui aurait décroché le bouclier de Brennus. Je pensais vivre sans voir l’USAP champion, bien sûr je le souhaitais au plus profond de moi même, mais je m’étais fait à cette raison. C’est pour ça que cet homme représentait pour moi une montagne, un guide, un monument, une légende.
André Sanac c’est toute ma jeunesse, tous les souvenirs de mon grand-père qui me racontait l’USAP qui reviennent. Ce n’était pas le seul, mon grand-père me parlait aussi d’autres légendes comme Vaquer, Desclaux, Brazès pour ne citer que les plus connus.
Puis 2009 est arrivé et je n’avais jamais vu un homme aussi heureux que lui de voir son USAP redevenir champion de France. Il était particulièrement réjoui que ça soit un homme comme Nicolas Mas qui lui succède. Que soit le capitaine qui lève le Brennus après lui.
Je me souviens des nombreuses photos qu’on lui a fait faire avec Mas. Les deux capitaines posant autour du bouclier. Tout ce que les supporters de l’USAP avaient toujours rêvé de voir.
André Sanac était un seconde ligne intraitable, un rugueux comme la formation catalane a souvent sorti. Devant l’adversaire il ne reculait jamais et repartait inlassablement au combat. Sa générosité hors et sur le terrain n’est plus à prouver. Tous ceux qui ont eu la chance de le côtoyer se souviennent de ce moment. C’était un homme qui marquait, de par son verbe et son charisme. International à dix reprises, il laisse un vide immense autour de lui.
J’ai du mal à mettre en ordre mon texte, mes pensées. Le choc est rude, la nouvelle est brute. Je croyais cet homme immortel, éternel. Et dans un sens il l’est. Il restera pour toujours dans la grande histoire de l’USAP et rejoint là-haut, entres autres, les Barbe, Giral, Vaquer, Torreilles, Porical, Baillette, Ramis, Desclaux, Brazès, Got, Ribère… etc
Espérons que l’USAP lui rende un hommage à la hauteur de son talent.

Merci à Eric Lanuza de Finales Rugby pour le texte ci-dessous :

Interview d'André Sanac après la finale de 1955.

Interview d’André Sanac après la finale de 1955.

A propos de l'auteur

Passionné de rugby depuis ma tendre enfance que j'ai passée dans les travées de la tribune CGT du stade Aimé Giral, je suis l'initiateur du projet Up And Under depuis Juillet 2013.

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