Il semblerait qu’il n’y ait pas qu’en France que le salary cap fasse grincer des dents. En effet la première division anglaise est en train de se déchirer sur le sujet. Hier le CEO du club londonien des Saracens a indiqué qu’il fallait que le salary cap soit rapidement aboli en Angleterre. Il a aussi indiqué qu’il était soutenu dans cette démarche par sept clubs de première division anglaise. Selon Griffiths le fait que l’Angleterre accueille la prochaine coupe du monde puis que le rugby revienne aux Jeux Olympiques de Rio va créer une économie et générer des revenus importants, il faut donc « relâcher le frein à main et appuyer sur l’accélérateur ». Il explique notamment que « ça serait une honte si les joueurs qui ont brillé sur le sol anglais pendant la coupe du monde joue ensuite dans les clubs de rugby en France ». Pour les clubs qui ne sont pas pour cette abolition du salary cap, il ajoute : « Nous comprenons que quelques clubs ont peur que l’abolition du salary cap cause une inflation des salaires, mais en réalité les salaires sont déjà dictés par les prix de ceux pratiqués par les clubs français. »

D’autres présidents n’ont pas tardé à réagir. Ainsi les dirigeants des Chiefs d’Exeter, des Wasps, Gloucester, Harlequins et Sale se sont de suite érigés contre les propos de Griffiths. Ils rappellent notamment que n’importe quel changement sur le salary cap existant doit recueillir 75% des votes à la prochaine assemblée générale des présidents de la premiership rugby. Assemblée à laquelle prendront place aussi les présidents des clubs de deuxième division de Bristol et Worcester.
Pour Tony Rowe, le président d’Exter, « relâcher le frein à main comme le dit Griffiths signifierait que tout contrôle nous échapperait. Sans le salary cap, ça juste les clubs qui ont le plus gros chéquier qui gagneront. Exactement comme au football. »

Beaucoup de clubs dont les Harlequins se sont étonnés du timing de l’annonce du CEO des Saracens puisque l’expansion du salary cap a été voté le 7 Juillet dernier et ratifié en Septembre.
Et on comprend mieux l’étonnement de certains clubs, puisque depuis hier une enquête a été ouverte par la premiership rugby contre Bath et les Saracens pour des suspicions d’irrégularités sur la masse salariale. Affaire à suivre donc.

A propos de l'auteur

Passionné de rugby depuis ma tendre enfance que j'ai passée dans les travées de la tribune CGT du stade Aimé Giral, je suis l'initiateur du projet Up And Under depuis Juillet 2013.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.