Mourad Boudjellal a accordé une interview à La Provence. Fidèle à ses habitudes le président toulonnais n’a pas fait dans la langue de bois. Comme d’habitude ses victimes préférées se nomment Lorenzetti, les instances fédérales et européennes.

Morceaux choisis :

« Je trouve injuste que le RCT soit quasiment sous-représenté dans toutes les instances. On n’a jamais été appelé à siéger au comité directeur de la Ligue nationale. »

« Je trouve également stupide de ne pas aller jouer (les demi-finales du Top 14 en juin 2015) au Vélodrome parce qu’on a peur de ne pas le remplir. Mais que risquait-on (la Ligue nationale) ? Au pire, on faisait 42 000 spectateurs, comme ce sera le cas à Bordeaux, et on faisait plaisir à 25 000 personnes. À des jeunes. J’ai du mal à comprendre.Il en va de même avec le Salary Cap. La saison prochaine, on va ainsi assister à l’arrivée de joueurs en France, dans des clubs qui ont des sociétés à l’étranger. Ce règlement favorise les gros finalement. »

« Carter, je peux vous dire que c’est au minimum 1,8 M€. On est dans des proportions qui n’ont jamais existé dans le rugby. »

« Une chose est sûre, celui qui engagera Carter, s’il est en France, ne respectera pas le Salary Cap. »

« Est-ce normal qu’il y ait un juge anglais ? Je réponds: non. Et puis, les auditions se passeront à Londres… Mais que font nos représentants français à l’European Professional Club Rugby ? On est en train de passer d’une domination irlandaise avec l’ERC à une domination anglaise avec l’EPCR.
Les Anglais se gaussent face à nos représentants français dépassés. Malgré leurs qualités, ils n’ont peut-être plus la même énergie pour mener la guerre face aux Anglais. »

A propos de l'auteur

Passionné de rugby depuis ma tendre enfance que j'ai passée dans les travées de la tribune CGT du stade Aimé Giral, je suis l'initiateur du projet Up And Under depuis Juillet 2013.

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